Nandrin: Patrimoine bâti

1. Tour de Nandrin

Sur la place de Nandrin trône l'ancien donjon du XIIIe siècle qui faisait partie d'un ensemble fortifié avec un château qui a aujourd'hui disparu. Nous en avons connaissance grâce à un dessin de Remacle Leloup ainsi qu'une description faite dans "Les délices du païs de Liège".
La tour a une hauteur de 22 mètres, sur 4 niveaux avec caves. Ses murs ont une épaisseur de 1,85m à la base et 0,90 m au sommet. Autrefois, elle était flanquée de 2 pavillons carrés, le tout formant un plan en U délimitant une cour accessible par un pont-levis. Les douves furent comblées et les dépendances détruites. Elle a été classée et restaurée dans les années 70 et est maintenant habitée.

 

2. Tour romane de l'église Saint-Martin (Nandrin) 

Il s'agit de la plus vieille construction du village. Elle daterait du XIe siècle. Il s'agirait de la seule partie qui subsiste de l'église initiale, le reste daterait de 1936. 


3. Ferme-château de la Roubenne (Nandrin)

Sur les hauteurs se dresse la ferme-château de la Roubenne, dont le portail porte la date de 1666 et à laquelle on accède par une remarquable allée bordée d'arbres majestueux bicentenaires.


4. Château de la Petite-Vaux (Nandrin)

En tournant à gauche au pont de Cwena, on se dirige vers les hameaux de La Vaux et La Petite-Vaux où se dresse le château de La Petite-Vaux, déjà cité en 1358. Actuellement, il est constitué de deux ailes en briques et pierres de taille construites au XIXe siècle et d'une partie ancienne, en pierre calcaire, datant du XVIIe siècle. Ce domaine fut, entre autres, la propriété des jésuites de Huy.


5. Ferme-château de Sotrez (Nandrin)

Celle-ci présente l'aspect de sa restauration en 1625. Les girouettes, sur la toiture, sont aux armes de Jean de Sélys et Anne Le Berlier, les restaurateurs. C'était une ancienne ferme en carré, mais elle perdit au fil du temps, une partie importante des façades sud et ouest.


6. Ferme du Halleux (Nandrin)

Il s'agit d'un magnifique bâtiment impsant construit au XVIIe siècle par des jésuites anglais. Le portail arbore la date de 1605, tandis que le mur ouest indique 1688. Cette ferme a appartenu à l'Abbaye du Val Saint-Lambert au XVIIIe siècle.


7. Château et ferme de la Gotte (Nandrin)

La ferme, plus ancienne, porte la date de 1651 sur son portail. Le château fut construit à la fin du XVIIe siècle; achevé au XVIIIe siècle, il n'a subi que peu de modifications. Lui aussi, a été dessiné par Remacle Leloup et est mentionné dans "Les Délices du païs de Liège".


8. Château de Baugnée (aux confins de la commune, à la limite communale avec Anthisnes)

Le château de Baugnée surplombe un bucolique étang et un paysage rural splendide.
Non loin de là, mais sur le territoire d'Anthisnes, se dresse la ferme de Baugnée ou ancien château de Baugnée qui fut le siège de l'une des 7 seigneuries du duché du Limbourg, connue depuis le XVIe siècle. C'est parce-que cette ancienne construction manquait de confort que les seigneurs firent construire, au XIXe siècle, le nouveau château hors des limites du duché de Limbourg, en territoire liégeois. Il ne présente guère d'intérêt architectural particulier, mais l'endroit vaut vraiment le détour.


9. Château de Yernée

Le corps central du XVIIIe siècle fut agrandi sur ses ailes au XIXe siècle et une tour lui fut adjointe.En face, une petite chapelle, en forme d’auvent portant la date de 1819 abrite un grand Christ du XVIe siècle. En contrebas, la ferme de Yernée, en pierre d’avoine date du début du XVIIIe siècle, toutefois elle incorpore des éléments plus anciens.

10. Château et chapelle de Fraineux

Une tour ancienne a été greffé un corps de logis en briques au XVIIIe siècle.

Les armoiries du fronton ont été effacées. Par contre, dans la façade, une pierre encastrée porte le millésime 1664, aux armes du seigneur de Fraineux. Un beau parc boisé avec un étang entoure les bâtiments (château, dépendances et ferme).

A la lisière du parc se trouve la chapelle édifiée en 1619 par Philippe de Saint-Esprit, seigneur de Fraineux.

 

11. Chapelle de Sotrez (Nandrin)

Cette chapelle est dédiée à Sainte Brigitte et Saint Pompée. On y faisait, jadis, des pélerinnages pour implorer la protection des vaches et les cochons atteints du tournis.


12. Chapelle Notre-Dame de Bonsecours (Nandrin)

Au sud du hameau de la Croix-Claire, au pied de la rue de la Halète, se trouve la chapelle dédiée à Notre-Dame de Bonsecours. A droite de la chapelle, adossée à celle-ci, n peut également observer une croix en pierre ancienne, portant la date de 1581 et l'anille des meuniers.


13. Site de l'église Saints-Paul-et-Pierre (Saint-Séverin)

De la place Gonda remarquablement dominée par l'église romane d'inspiration clunnisienne datant du XIIe siècle, nous pouvons nous rendre dans le vieux cimetière accolé à l'église (vieilles pierres tombales), à gauche, et admirer à sa droite, le presbytère avec sa cour arborée et la ferme du prieuré.

La visite de l'église s'impose, car c'est un vrai joyau d'art roman qui recèle également de trésors tels que les fonds baptismaux dout la cuve baptismale repose sur 12 colonnes et a les 4 faces sculptées; chaque angle est sculpté avec des figures d'inspiration syrienne. Il s'agit là d'un véritable "monument archéologique".
L'architecture de l'église est bien dans le style des constructions religieuses du XIIe siècle offrant dans son plan une croix latine orientée d'après la symbolique de l'époque, c'est-à-dire chevet à l'Orient et l'entrée à l'Occident.  Elle se compose de 3 nefs, d'un transept faisant saillie sur les bas-côtés, d'un choeur à abside très basse et de deux choeurs plus petits greffés sur le transept. Les 3 absides, dirigées vers l'Orient, sont en demi-cercle.


 

 

14. Eglise Saint-Pierre (Villers-le-Temple)

L'église, dédiée à Saint-Pierre, a été mentionnée pour la 1ère fois en 1260. Elle fit partie de l'ensemble édifié par l'Ordre du Temple et ses successeurs. Elle est constituée d'une tour occidentale en pierre de taille et briques. Le portail est de style Louis XV, de même que le maître d'autel surmonté d'un dais soutenu par de larges ailerons et la chaire de vérité. La nef, à 3 travées, est flanquée de collatéraux à plafond plat. Les supports sont d'ordre toscan en calcaire gris-bleu.
Dans le porche d'entrée, à gauche, sertie dans le mur, se dresse la pierre tombale de Gérard de Villers (maître du Temple à cette époque), mort le 28 février 1273.


15. Commanderie (Villers-le-Temple)

Le château fut construit sur un léger promontoire pour dominer tout le village et les terres agricoles avoisinantes. C'était un vaste quadrilatère enfermant une cour centrale, flanquée de 4 tours d'angle circulaires. On en possède le dessin original de Remacle Leloup datant de 1744. C'est au cours du XIXe siècle que la chapelle et le château furent détruits. Il ne subsiste aujourd'hui que deux tours d'angle circulaires et la moitié d'un 3ème ainsi qu'une partie des remparts. Sur les deux tours entières, on aperçoit des baies, fenêtres et meurtrières. Les toits sont en ardoise à 12 pans. Les bâtiments agricoles, avec la grange à dîme et sa porte d'accès ouverte dans la muraille, sont parfaitement conservés.

En continuant sur la rue du Neufmoulin, on rencontre, sur la gauche, encontrebas de la route, une ancienne dépendance de la Commanderie. Il s'agit d'un ensemble de constructions en grès local et calcaire datant de 1704 à 1774. Sur la façade latérale se trouvait la roue métallique du moulin actionnée par les eaux du ry de Neumoulin.


16. Manoir de la Tour (Villers-le-Temple)

Le Manoir de la Tour, (également appelé Château de la Brasserie) fut mentionnée en 1453. Elle fut d'abord occupée par des administrateurs de la Commanderie puis devint une brasserie en 1880. Le manoir est de style civil gothico-renaissance (très rare dans le Condroz) et était, autrefois, entouré de douves, aujourd'hui disparues. Le donjon, haut de 20 m, daterait de la seconde moitié du XIIe siècle. On raconte que Gerard de Villers aurait occupé le donjon avant la construction de la commanderie.


17. Tour au Bois (Villers-le-Temple)

Sur le haut de la colline, vers le nord, se dresse la Tour au Bois. Il s'agit d'un magnifique château construit en 1791 à l'endroit d'un premier édifice existant depuis 1454 et dénommé "Tour â Boys" du nom de la famille qui l'occupait. Pendant quelques décennies, de la seconde moitié du XIXe siècle jusqu'après la Grande Guerre, des religieuses françaises y firent une école pour filles.


18. Ferme d'Hoboval (Villers-le-Temple)

En empruntant la rue aux Loups, sur la gauche, on aperçoit au-delà de la colline, sur la droite, la ferme d'Hoboval, du XVIIIe siècle, où se trouvait aussi un moulin dont la roue est toujours bien visible, à gauche de l'habitation. C'est aujourd'hui, en plus d'une ferme, un poney-club et un centre d'élevage de chevaux de course.


19. Ferme de l'Abbaye (Villers-le-Temple)

Au nord-ouest de Villers, le long de la route vers Ombret, mentionnons la très belle ferme de l'Abbaye, construite de 1778 à 1780. Ce bâtiment en briques et pierres calcaires, typique de l'architecture rurale condrusienne est exceptionnelle par son homogénéité et son état de conservation. Il s'agit d'une ancienne dépendance de l'abbaye cistercienne du Val Notre-Dame à Antheit, près de Huy. Le portail, en arc d'anse de panier, est surmonté d'un blason en pierre finement sculpté aux armes de l'abbesse Barbe de Senzeilles-Soumagne.


20. Tour Malherbe (Villers-le-Temple)

La Tour Malherbe signifie en wallon "toûr males jèbes" soit la tour aux mauvaises herbes. Elle se situe à la frontière de Nandrin et Ombret et est le point le plus bas de la commune avec une altitude de 100 mètres. Il s'agit d'une tour d'origine médiévale, jadis entourée de douves. Le lieu est un ensemble de bâtiments des XVIe et XVIIe siècles que domine cette tour austère en moellons de grès local dont le toit en tuiles à forte inclinaison est coupé de demi-croupes.