Anthisnes: Patrimoine bâti

1. Avouerie d'Anthisnes

Ce prestigieux château de briques et de pierres de taille du 17e siècle fût l’ancienne demeure des Hauts-Voués d’Anthisnes. Si l’intérieur du château époustoufle par son mariage harmonieux entre la chaleur du chêne et les moellons de calcaire, la visite du donjon attenant à l’Avouerie fera le bonheur des visiteurs. Edifiée au 12e siècle, cette tour de défense carrée figure parmi les trois donjons les mieux conservés d’Europe ! L’épaisseur de ses murs, ses escaliers secrets mais aussi son musée de la bière et du pèckèt sont autant d’éléments à apprécier. Après la découverte des 250 bières belges, vous aurez la possibilité de déguster la savoureuse Cervoise ambrée d’Anthisnes. Dans les caves voûtées du château, cette dégustation séduira tous vos sens ! Mais l’Avouerie d’Anthisnes c’est également des expositions temporaires, des concerts, un syndicat d’initiative… Autant d’activités qui en font une petite merveille à visiter avec un guide ou avec son imagination !

 

 

2. Ferme abbatiale Saint-Laurent (Anthisnes)

Edifiée sur le magnifique site du château de l’Avouerie, de l’ancienne Eglise Maximin et de la ferme Omalus, la ferme Saint-Laurent constitue le fleuron du patrimoine anthisnois. Initialement propriété de l’abbaye bénédictine de Waulsort en 946, elle fût entièrement rénovée au 17ième siècle par l’Abbé Guillaume Natalis qui en fit un remarquable ensemble architectural. Les passants peuvent admirer cette magnifique ferme en quadrilatère classée et son splendide tour-porche dont l’appartement prestigieux hébergeait l’abbé lors de ses visites. On peut aussi reconnaître les anciennes étables et écuries, le corps de logis, la grange ainsi que les vestiges de l’ancienne Eglise Maximin. Exploitée jusqu’en 1977, la ferme Saint-Laurent a été réhabilitée en logements sociaux. Et si on ne peut la visiter, sa cour intérieure est ouverte au public, pour le plus grand plaisir des yeux !

 

 

3. Ancienne église Saint-Maximin (Anthisnes)

Cet édifice préroman du 10ème siècle et roman des 11ème et 12ème siècles, aménagé aux 13ème, 16ème et 18ème siècles, forme le quadrilatère au Sud de la ferme St Laurent. Il est composé d’une tour carrée (peut-être du 13ème siècle) désaxée, de deux nefs, une grande et une petite, séparées par quatre colonnes gothiques en pierres bleues, de cinq travées et d'un chœur. Les parois sont rehaussées de peintures murales de la seconde moitié du 16ème siècle, malheureusement fortement endommagées, mais récemment classées comme patrimoine exceptionnel. Au 18ème siècle, le décor fut adapté aux goûts du jour: des plafonds plats et des stucs envahissent l'intérieur. En 1712, la sacristie est redressée et surélevée, cachant partiellement le pignon roman.

 

4. Ferme d'Omalius (Anthisnes)

Anciennement appelé « fief Baré », cet ensemble des 17ème et 18ème s. en moellons calcaire (aménagé aux 19ème et 20ème s.) se déploie autour d'une cour en carré. Comprenant à Fest le logis du fermier, prolongé d'une étable, une autre étable au nord, des granges au sud et, à l'ouest, des écuries, une laiterie ainsi qu'une autre étable. 2 habitations complètent l'ensemble au nord, réunis par un bâtiment plus récent.

Aujourd'hui partiellement en ruines, l'ensemble fait partie d’un projet de revitalisation urbaine lancé par la commune d'Anthisnes. Gageons qu'il retrouve bientôt, comme sa voisine la ferme St Laurent, toute sa superbe.


 

5. Château d'Ouhar

La façade sud de l'actuel château, de style Renaissance mosane, est composée sur ses deux niveaux et demi de six travées reliées entre elles par des bandeaux plats reliant linteaux ou appuis. Elle est piquée en son centre d'une tour en hors-d’œuvre large d'une travée supplémentaire grimpant sur quatre niveaux.

La tour a été refaite totalement au 19ème siècle, dans l'esprit ancien et sommée d'une flèche et d'un bulbe hexagonal.

A l'élévation de briques, s'ajoute le soubassement de calcaire ajouré de baies et de meurtrières. Une partie des baies a été modernisée. Les autres ont conservé leurs traverses et croisées. Plusieurs fenêtres ont été rebouchées. Le pignon ouest, très simple, est posé sur un soubassement aveugle. La façade est illuminée par deux travées de trois baies chacune; trois baies conservent leurs croisées et l'une d'elles possède des carreaux à petits-bois. La façade est présente plus de complications.

Les dépendances datent, elles, du 19ème siècle. Remarquez le perron à double volée de 1883, décoré d'un beau garde-corps armorié et la magnifique toiture en bâtière à croupes scandée sur deux niveaux par cinq lucarnes.

 

 

6. Château de Vien

Au milieu d'un parc desservi par 2 allées (une au nord et l'autre au sud), le château, de style néo-classique, fût bâti vers 1770 par Jacques de Beghein, échevin de Liège. Il connut quelques agrandissements au XIXe siècle.

Le corps de logis en briques et calcaire, comprend 7 travées réparties régulièrement sur 2 niveaux.

Au centre de la façade nord, la porte en plein cintre est inscrite dans un panneau calcaire aux bords incurvés. Le fronton mouluré porte les armoiries des Roly de Vien.


 

7. Eglise Saint-Pierre de Hody

Construite à la fin du 11ième siècle, cette magnifique église romane classée depuis 1985 fût l’objet de nombreux travaux au 18ième siècle avant d’être totalement restaurée en 2003. De l’extérieur, on peut admirer le donjon, une tour crénelée surmontée de son clocher datant du 14ième siècle, ainsi que l’ancienne chapelle castrale et ses deux sacristies du 15ième siècle. Mais ce sont les décors baroques intérieurs qui révèlent toute la spécificité de l’édifice. Le regard porté vers la nef, on peut admirer six panneaux stuqués séparés par des arcs doubleaux : les plus beaux de la région, inscrits sur la liste du patrimoine exceptionnel de Wallonie !

Grand route de Liège 10
4162 Hody

 

 

8. Ferme du Château (Hody)

Au 16ème siècle, c’était un prieuré de l’ordre des Guillemins, dépendant de la Principauté de Stavelot. Une tête de pont face à la Principauté de Liège, un lieu où l’on percevait la cense et la dîme.

Un certain goût de luxe avait amené plus récemment les occupants à modifier l’architecture des bâtiments… En 1944, tout a brûlé : représailles des SS. Il ne restait plus que les murs… C’est de la pierre d’avoine, une pierre rare, mais de piètre qualité… ». Dans la cour, volontairement vide de bétail et où ne gambadent plus en caquetant qu’une volée de poules, le gentleman-farmer raconte. Et on l’écouterait pendant des heures. Quand le châtelain devient le fermier, la ferme prend ses lettres de noblesse et l’histoire du lieu garde tout son présent à l’aune de sa valeur.


 

9. Château de Villers-aux-Tours

C'est à Godefroid de Rahier et à son épouse Anne-Marie Philippe d'Argenteau que nous devons la construction du château, l'année de leur mariage en 1682. Le bâtiment est un double corps de deux niveaux et neuf travées sur un soubassement biseauté de moyen appareil calcaire, flanqué d'une tour d'angle au Nord. La façade Sud en briques et calcaire est précédée d'un escalier en U.

Les départs de chaque volée sont surmontés de pommeaux sculptés en forme de têtes de soldats assyriens. A droite, une seconde entrée est surmontée d'une niche ornée de motifs floraux et portant l'inscription: «AVTANS QUE NOVS SOMME/DE PECHEVRS PRIEZ TOVS/LA MERE DU SAV VEVR-1688».


 

10. Eglise Saint-Martin (Tavier)

Les plans de l'église paroissiale Saint-Martin furent dessinés par Barthélemy Digneffe et remaniés par Gilles Culp. Primitivement, le sanctuaire à trois nefs comprenait trois travées. Il fut agrandi vers l'Ouest en 1852 par l'architecte H. Dujardin qui reconstruisit la tour et aménagea une quatrième travée dans l'espace intérieur récupéré. La nef et le chœur de 1765 comprennent un soubassement de moellons de grès et calcaire jusqu'aux appuis de fenêtres; le reste de la maçonnerie est en briques. La tour occidentale est cantonnée de harpes de calcaire avec des bandeaux horizontaux à mi-hauteur. Quant au portail, il date lui de la construction initiale de l'édifice.

 

11. Ferme-Château (Tavier)

Jouxtant l'église, l’imposante ferme-château est un mélange hétéroclite d'éléments du XVe au XIXe siècle qui domine à l’Est la vallée de la Magrée. La construction s'organise au départ d'un donjon autour de la cour. Les bâtiments agricoles sont groupés en ordre serré et dominés par le logis. La façade arrière est dominée par une tour d'escalier partiellement englobée dans le logis.


12. Ferme et moulin de Limont

Dominée au Sud par une colline et commandant un vallon arrosé par le ruisseau de la Magrée, c'est un remarquable ensemble en quadrilatère regroupant des bâtiments du XVe siècle au XIXe siècle. Le portail d'entrée Sud s'inscrit dans une aile du XVIe siècle qui abrite également des étables. L'extrémité de l'aile a été aménagée au XIXe siècle en habitation pour le fermier.

Quelque peu en amont du ruisseau, vous pouvez remarquer l’ancien moulin de la ferme, toujours équipé de la roue mais dont le mécanisme a été démonté.


 

13. Chapelle Saint-Etienne de Xhos

La chapelle du hameau de Xhos est, avec l'ancienne chapelle de Tavier, l'une des quatre chapelles qui dépendaient de l'église d'Ellemelle. Ce lieu de culte date probablement de l’époque de Notger, prince-évêque de Liège de 972 à 1008. La tour occidentale de cette chapelle pourrait dater de cette époque car son style rappelle celui des tours de défense de l'époque romane. Cette tour quadrangulaire et massive, coiffée d'une simple toiture en pavillon, devait protéger les habitants contre les attaques des voisins. Elle ne fut rattachée à la nef que plusieurs siècles plus tard. Autour de la chapelle se trouve le vieux cimetière réservé aux habitants de Xhos. A l'entrée de ce cimetière, du côté nord, on trouve la concession de la famille du baron Van Eyll, propriétaire naguère du Château de l'Abbaye. Côté sud, un enclos est spécialement réservé aux défunts des familles de Méan et d’Oultremont.

 

14. Château d'Houchenée

Isolé dans un beau jardin agrémenté d'une pièce d'eau, le château est une importante construction mentionnée dans les archives dès le XVIe siècle, et largement remaniée entre 1760 et 1763. L'ensemble est formé d'un vaste quadrilatère englobant un donjon et d'une ferme qui s'étend au Nord.

On accède au château au Nord-Est par une drève de platanes et on entre dans l’ensemble par un portail néo-classique surmonté d'un fronton triangulaire aux armes de la famille des Barons de Moffarts. L'aile Sud-Ouest abrite le château avec en son centre une construction de deux niveaux. De part et d'autre, deux importants volumes sont flanqués de tours carrées. Le bâtiment central est accessible par une large entrée cintrée et côté

jardin, par un portail monumental à entrée centrale appareillée, couronnée d'un fronton triangulaire, jadis armoriés.

 

15. Ferme de Baugnée

Cette ferme en quadrilatère comporte, à l'ouest, un imposant corps de logis du 17e Siècle en moellons de pierre calcaire (avec rehaussement de briques tardif).

L'accès à la ferme se fait par une porte charretière, dont la clé est datée de 1830.

Dominant les bâtiments agricoles et les écuries, le corps de logis comporte 2 niveaux limités par des chaînes d'angle harpées.

Précédée d'une volée d'escaliers parallèles à la façade, la porte à linteau droit a été remaniée. A gauche, les 2 travées de fenêtres étaient autrefois à croisée. Grande diversité de taille et de forme des percements.